Bike Sabbath : And Then They Were Known

Ceci est la première vidéo du shop de bmx bien core Bike Sabbath de Mont de Marsan, l'occasion de voir toute la richesse et le bon esprit de la scène Landaise avec en tête d'affiche trop cool les trop rares Quentin, Titouan et Alaric. Une vidéo de 27 minutes où on ne s'ennuie pas car montée avec goût, dynamique, généreuse et qui a surtout comme principale qualité de donner envie de rouler. Permettez-vous une petite pause et profitez de l'excellent travail de Stéphane Feugas et de l'équipe de Bike Sabbath, un shop véritablement excellent et qui mérite une visite. Retrouvez ci-dessous l'interview du gérant Nicolas Lahaye et du réalisateur Stephan Feugas, le tout ambiancé par la vidéo évidemment et les superbes photos de Thomas Lodin.

 And Then They Were Known

NICOLAS LAHAYE :

Tout d’abord comment se porte le shop depuis notre Tour des Shops d’août 2012 ? Quelles sont les nouveautés ?

Salut les Soulards ! Financièrement c’est un peu compliqué, comme pour la plupart des shops, mais tant que les comptes ne sont pas dans le rouge tout baigne. Du côté des nouveautés, Godasse a refait le site en septembre dernier et il devrait apporter encore un petit peu de changement d’ici quelques semaines. Le lieu du stock a changé également pour suivre ma vie professionnelle, à une cinquantaine de kilomètres de Mont-de-Marsan.

Fonctionnez-vous toujours sur le principe d’un shop presque « collaboratif » servant à financer un team, des vidéos, des jams, etc. ?
Yes toujours ! Du moment que tu gères ce genre d’affaire rien que pour le plaisir, tu peux te permettre de financer des trucs avec les quelques billets gagnés. Cette année, ça a permis de chopper du matos pour Alaric, Titou et Quentin, un peu de sapes, une caméra pour palier — au cas où — aux absences de Stéphane FEUGAS et Étienne MARTIN, à chopper un max de lots lors d’une jam de Cultures Urbaines en octobre dernier à Mont-de-Marsan, à acheter un compte VIMEO PRO pour poster les vidéos des potes en HD et à rémunérer Stéphane FEUGAS pour son lourd taf sur la vidéo « And Then They Were Known ».

 And Then They Were Known

N’as-tu jamais envie d’en vivre ? De développer au maximum le shop (sans qu’il perde son âme) afin de te concentrer à 100 % dessus ?
Carrément ! Je me pose souvent la question, des idées surgissent de temps en temps… et puis revient toujours en tête la galère financière de beaucoup de shops, la nécessité de devoir vivre de ta passion, avec le risque que cette passion devienne un fardeau si tu ne t’en sors pas financièrement. Du coup je lâche l’affaire : « Ride for fun », pas pour galérer et me faire chier la vie.

Justement comment concilies-tu CDI et shop BMX en parallèle ?
Plutôt pas mal je pense. Pendant 5 ans je me tapais pas moins de 110 km par jour pour aller taffer de manière à être, pour tout le temps restant, au plus près de la scène que l’on a développée autour du trail de NAHUQUES avec des gars comme Benjamin LAHAYE, Cyril ULINSKI, Bastien TASTET et Vincent BRUGNIERE. Forcément j’en ai eu ma claque de toute cette route et ai fini dans le Gers (chasse, pêche, nature, tradition, rugby… tout un programme). Pour le reste c’est simple : je reçois les livraisons au boulot à mon service, je prépare les commandes le soir après le boulot, et les fais expédier dès le lendemain, toujours par le biais du taf ! Pratique !

 And Then They Were Known

Comment se passe le développement de votre scène local ?
Pleins de petits nouveaux ! Un bon petit crew s’est formé ces derniers mois : une dizaine de riders bien motivés pour rider, par tous les temps. Dès qu’on trace de notre côté, on essaie de les embarquer avec nous, histoire qu’ils voient autre chose que les quelques spots de Mont-de-Marsan ou de Dax pour les poulains d’Alaric. Certains viennent de chopper le permis et ils n’hésitent pas à aller voir ailleurs pour rider : ça fait plaisir en tous cas.

Depuis août 2012, qu’est-ce que le shop a apporté à la scène locale ? De nouveaux riders ? De nouveaux spots ? Des jams et des contests ?
À la scène « locale » littéralement parlant pas énorme : le shop a néanmoins participé à l’événement « Urban Landes » en octobre dernier avec un bon paquet de lots de manière à ce que chacun reparte avec quelques trucs. On a également commencé l’ébauche d’un gros évent du genre VU sur Mont-de-Marsan, 100 % BMX avec en plus une ligne bien typée trail,, mais sincèrement je ne sais pas si on ira au bout : beaucoup de projets, le taf, le shop, la vie perso… et les sessions riding !

 And Then They Were Known

De quelle réalisation es-tu le plus fier : avoir monté un shop de bmx ou de voir ce qu’il a apporté à la scène locale ?

Je suis surtout fier de pouvoir relater et retranscrire un peu ce qu’il s’y passe. Depuis la création du shop, on a réalisé 4 ou 5 bons web édits, la vidéo « And Then They Were Known », l’événement « Carcass » Jam », et « provoqué » l’intérêt de la scène auprès de quelques médias BMX. À vrai dire tous ces projets peuvent être réalisés sans la présence d’un shop au final : en fait, ce dernier est surtout un prétexte, la cause de ce dynamisme.

Sortir une vidéo de 30 min avec tous les riders du team, ce n’est pas quelque chose de commun. Les shops sont plus dans la web vidéo de 2-3 minutes d’habitude, qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans ce projet ?
En partie le nombre incroyable d’images engrangées depuis 1 an et demi. C’était également la meilleure façon de présenter un max de riders de la scène et de ne pas rester seulement borné à ceux que l’on côtoie le plus souvent.Une vidéo est un support terrible pour permettre à chacun de laisser sa petite trace dans la « Fabuleuse histoire du BMX », alors autant en profiter et étendre la plage de visionnage.

 And Then They Were Known

Comment s’est passée l’avant-première à Bordeaux ? Une anecdote sur la soirée ?
Je crois que celle que tout le monde retiendra – pour une projection prévue à 19 h — c’est le bouclage du montage le jour même à 17 h à 160 km de Bordeaux, l’arrivée de la vidéo à 21 h et les problèmes informatiques seulement résolus aux alentours de 2 h 30 du mat » ahah ! On fait du BMX non ?Ça a permis néanmoins, en attendant, de visionner l’excellente vidéo d’Étienne MARTIN du trip CHILLAX à Barça, de parcourir l’expo photo BMX Bandits, de rider le park et de se retourner le cerveau « alcooliquement » parlant. Bref, soirée parfaite, merci à tous.

Vous semblez être pas mal en lien avec l’équipe de Chillax et Bmx Bandits, quelle est votre relation ? Vous sentez vous dans le même délire, avec les mêmes motivations ?
À la base, je pense qu’on est dans le même délire de scène un peu underground qui se démerde par elle-même pour exister et qui se manifeste pour prouver que le BMX c’est avant tout « Prends du plaisir à rider avec tes potes, à rassembler tous ceux qui partagent la même vision (que ce soient des groupes de zic, photographes, etc.) et surtout démerde toi avec les moyens que t’as ». C’est assez proche de l’esprit trail je trouve… enfin c’est ce que je pense de mon côté. En ce moment on réfléchit à un trip BikeSabbath X CHILLAX, affaire à suivre…

 And Then They Were Known

Le team s’est élargi avec l’arrivée d’Alaric Streiff comme s’est passée son intégration ?
Il n’y a pas trop eu d’histoire d’intégration : Alaric, ça fait une paire qu’on le connaît ! Il avait monté un shop quelques années avant BikeSabbath de manière à – je pense – partir dans le même esprit que celui dans lequel on est actuellement. Pote, même esprit, motivation de dingue, riding de fou… c’était évident ! BikeSabbath a participé à son rapprochement avec KINK /UNLEADED et FOUNDATION : avec toute l’énergie qu’il met au service du shop, c’était bien normal que le retour soit à la hauteur.

Quel est pour toi le meilleur souvenir lié à cette vidéo ? Le pire souvenir ?
Sans hésiter, la perception des premières images à BMXBandits avec la grosse qualité sonore amenée pour l’occasion : c’était également une avant-première pour moi ! Le pire : les 6 h qui ont précédé ce meilleur souvenir haha !

Un dernier mot ?
On va continuer dans ce sens : on a beaucoup de projets pour les prochains mois/années, incluant des riders de tout le Sud Ouest, comme d’habitude : on espère seulement que les ventes du shop seront à la hauteur des projets qu’on veut mener ! Sinon, grand merci à Stéphane FEUGAS, Étienne MARTIN, Titouan SIMON, Quentin MARSAN, le frangin Benjamin LAHAYE et Alaric STREIFF pour toute son énergie, au niveau relationnel comme au niveau riding, ainsi qu’à tous ceux qui suivent le shop et nous permettent de créer de bons projets pour animer encore davantage la scène française !

 And Then They Were Known

STÉPHANE FEUGAS :

Peux-tu te présenter : Nom, prénom, âge, profession, années de riding, année de vidéo, etc.
Feugas Stéphane 24 ans, graphiste, cela fait environ 8 ans que je filme et monte aussi

Depuis combien de temps filmes-tu pour ce projet ?
Un peu plus de 2 ans à peu près.

Es-tu à l’origine de cette vidéo ou était-ce une demande du team ou du « patron » Lahaye ?
Haha, « patron » Lahaye m’a proposé l’idée il y a de ça quelques mois, et ça fait longtemps que l’on y pensait. Je connais certains du team dont Nico depuis mes premières années de filming et de mon côté cela fait aussi un moment que je pensais réaliser un truc du genre, du coup c’était un projet commun.

 And Then They Were Known

Avec quel matériel filmes-tu et avec quel matériel as-tu monté la vidéo ?
J’utilise une nex-vg10 de chez Sony, et pour monter adobe première pro cs6

Quelle a été la plus grande difficulté pour réaliser cette vidéo ?
Faire le tri ! En tout plus de 2500 rushs à trier, entre tricks et petits détails j’ai découvert que cela demandait beaucoup de patience

Ce n’est pas trop frustrant de garder plein d’images et de ne pas pouvoir les montrer tant que le projet n’est pas terminé ?
D’un côté si, mais plus tu attends meilleur c’est ! Ça laisse le temps d’imaginer un ensemble, une composition de toutes ces images, et il y a 1000 façons d’imaginer un ensemble. Et puis quand tu sors tout d’un coup, ça n’a pas le même effet.

 And Then They Were Known

Quel est ton meilleur souvenir en tant que cameraman ? Quel est ton pire souvenir ?
Meilleur souvenir c’est le road trip qu’on a fait avec le team, le fait de bouger, de rencontrer des gens et des spots différents de jour en jour, que du bon ! Le pire… il n’y en a pas vraiment, du moins je ne m’en souviens pas.

Avec qui a-t-il été le plus facile de filmer ? Qui a le meilleur rendement et qui met 50 000 essais avant de poser ses tricks ou avant d’être satisfait de ses clips ?
Le plus facile, ça a été avec Titou, on habite tous les deux le même patelin depuis notre tendre enfance, du coup on se voit tout le temps, c’est plus rapide pour rentabiliser la boîte à image. Meilleur rendement je dirais Alaric, c’est fou tout ce qu’il peut mettre comme tricks différents sur un même spot ! Et pour le dernier heureusement il n’y en a pas trop !

Quel rider t’a le plus impressionné ? T’as fait le plus peur ? T’as fait le plus rire ?
Alaric, je le trouve mega imaginatif. Le plus peur c’est Titou avec son 180 par-dessus la vache. Le soir même il nous racontait ça normal, « tiens tu ne sais pas ce que j’ai fait aujourd’hui ?! » et quand j’ai vu l’image un peu plus tard j’ai trouvé ça dément, il faut être un minimum à l’ouest pour faire un truc pareil. Le plus rire j’ai nommé Benjamin Lahaye ! Va donc passer quelques jours avec lui, dignes des plus grands one man show, 30 vannes & devinettes à la minute ce gars-là c’est un endurant de la blague !

 And Then They Were Known

Quelles sont tes influences en matière de vidéo ? Qui sont tes références ?
Quand j’ai commencé à filmer vers 16 ans on regardait beaucoup de Props, en terme de montage je dirais Jason Hernandez mais c’est plus porté skate, sinon je regarde souvent ce qui sort, y’a plein de trucs énormes sur internet niveaux montage et surtout image

Si tu devais recommencer ce projet, que ferais-tu différemment ?
J’ajouterais plus de scènes d’ambiance, montrer le spot et les gens autour, ce qui s’y passe vraiment et non pas que LE trick et puis c’est tout.

Ce n’est pas évident d’une part, car y’a pas mal de choses à mettre et tu n’as pas forcément le temps de tout caler par rapport à la durée de la musique, et c’est dommage parfois, car j’aurais bien aimé plus m’attarder sur certains moments autour, c’est un tout.

Quelles sont les futures réalisations en lien avec Bike Sabbath ?
Faire un délire avec une fausse pub tout en gardant l’esprit trail, tourner ça en mode cinématique avec un bon côté dérision. Et sinon récolter encore et toujours plus d’images, de souvenirs !

Un dernier mot ?
Merci à tous ceux qui m’ont soutenu, à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à ce projet, ceux qui ont cet esprit-là dans le bmx !

 And Then They Were Known

Crédits photos : Thomas Lodin
Interview : Xavier Magnan

 

Commentaires

Le rythme est tarré!! Super ride et supers mecs!!! BRAVO C'EST COOL!
Je reste persuadé que Benjamin est le jumeaux caché de Baldage...

... va falloir percer le mystère Ben / Baldage, depuis le temps que ça traine cette histoire !

Je pense tout simplement que Baldage est le jumeaux maléfique de Benjamin.
Gainsbourg/Gainsbarre
Renaud/Renard
Benjamin/Baldage

Bien cool ça !
Et BikeSabbath c'est vraiment des gens classe !

Grave !

Notez que le trail du Nahuques est quand même un des plus vieux de France, je suis même étonné qu'il existe encore, chapeau ! (Cf. Soul n°15)

Vu comme Baldage est diabolique, Benjamin doit etre une creme! ahahah
Bravo les gars, continuez comme ca! yooo

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