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PARENTHESE // SKATEPARK D'ATTRACTION

PARENTHESE // SKATEPARK D'ATTRACTION

On l'a bien remarqué, le pays se dote de plus en plus d'infrastructures pour la pratique de sports dits « extrêmes » ou encore de « glisse ». Personne n'ose contester ça ou n'a même la simple idée de critiquer ce nouvel engouement de masse, pour la simple raison que plus y en a mieux c'est. Ok mais si on essayait de voir un plus loin que ce simple constat ?


Texte : Simon Cassol // Illustration : Guillaume Juliot
BB le 23 mars 2017

Commentaires

Clementlp
jeu, 23/03/2017 - 21:51
C'est vraiment cool de voir des avis bien développé et qui force à réfléchir! C'est clair que notre pratique peu apporter une telle richesse mais je pense pas que le skatepark tue cet esprit de découverte, ça dépend plus des gens eux-mêmes, des communautés et des types de spot roulé! Et c'est vrai que c'est de plus en plus la foire les skatepark mais parfois des mots bien placés avec les gens et ils comprennent, mais beaucoup sont entêtés!
Herbie
ven, 24/03/2017 - 11:53
On voit bien des graffeurs dans des musées et des breakers dans les comédies musicales, est ce que ca à tué leur culture ? Je pense meme que si tu veux developper le BMX (je ne dirai pas notre sport, ca n'en est pas un), il faut des parks ouverts . Les parents n'amenent pas leurs enfant faire des feebles sur des murets soyons réalistes, ils les amenent au park et les equippent de protections, ca c'est de l'éducation. Ils deviendront des streeters, trail riders ou pas et alors ? Si les jeunes sont des parkeux indoor je n'y voit pas le probleme personnellement. Tous les riders ne partent pas en trip comme dans les magazines, c'est une vue de l'esprit que de croire ça. Le BMX n'est pas figé, il avance sans nous si on ne le suit pas, c'est aussi l'interet qu'il a. Il nous bouge, nous dérange, nous envhait, nous construit.
BB
sam, 25/03/2017 - 00:58
Très intéressant tout ça oui..
faget
mer, 29/03/2017 - 12:33
tout dépend... es ce que l'on parle de skatepark associatif ou es ce que l'on parle d'équipement sportif géré par une ville? Skatepark bois ou skatepark béton? Es ce que les skatepark de Grenoble, bientot celui de Valence, de Lyon, Abbeville et bien d'autres ne sont pas "by/for rider"? Sans compter que le BMX c'est aussi le park et si le park tue le riding a la cool ce n'est pas la faute du skatepark, c'est la faute du rider qui n'est plus capable de rouler tout... qui c'est enfermé lui même dans une case: street tech, contest boy, trail rider... ou sont les mecs qui déboitent tout sur n'importe quel spot? Suffit de regarder les videos actuelles pour se rendre compte qu'ils sont peu nombreux...
Antofouliot
mer, 29/03/2017 - 13:57
OK, le bmx est un sport issue d'une culture underground, libre, street .. et c'est notamment pour ça qu'on l'aime, mais il faut vivre avec son temps. Ok, le grand public du week end encombre notre lieu de pratique, notre skatepark, mais cette démocratisation donne de la légitimité aux associations, aux passionnés qui se bougent avec les mairies pour faire vivre leur passion, organiser des jams et pousser à la construction de nouvelles infrastructures/ skateparks. A trop se refermer sur nous, notre culture et vouloir se mettre appart, on freine l'évolution du skate/bmx ... Et dans ce cas là, on reste dans notre bled avec un park pété en taule ou un trottoir et je pense que petit à petit ce sera la fin du BMX. Arrêtons de se plaindre et bougeons-nous pour le plaisir du BMX putain !
antoine71
mer, 29/03/2017 - 23:52
Ca se regarde pas mal le nombril par ici... Ca fait 10 ans que je roule, notamment en Trail, et les mecs ont posé la pelle bien avant qu'il y ait tous ces nouveaux skateparks. Pourquoi on est deg qu'on s'occupe de nous? Pourquoi on irait se plaindre, alors qu'on s'est battu pour avoir des spots depuis tellement longtemps? J'ai pas l'impression qu'on fait parti de la même génération... Ou alors le mec qui écrit ça a toujours tt eu sur un plateau d'argent ( Oua trop blasé mon père m'a encore filé 200 balles cette semaine, sérieux, trop relou, je sais pas ce que je vais en faire...) C'est quoi ce truc sérieux? Le but n'est il pas de partager la passion ? Et c'est soul qui porte ca? D'avoir un iPhone 19mescouilles ca empêche personne d'aller parler à son voisin dans le métro ou dans un park. Avoir un bowl ca empêche personne de se caler une session bières/ride le samedi soir dans la rue ou d'aller creuser le dimanche avec l'équipe. Faut arrêter de se chercher des excuses de merde. Roule la rue si tu préfères, mais laisse les autres mecs kiffer le bowl du coin s'ils préfèrent! Quand je vais rouler en ce moment je vois les gamins en trotts avec leur son, leur délire, leur défi et surtout avec le sourire. A coté je vois le vieux bmx blasé qui les critique alors qu'on était les même 10 ans avant... Je crois qu'on a oublié pourquoi on roulait à la base, le plaisir. On s'en bas les couilles de l'image underground, elle vient tt seule avec la passion et la créativité. Bref arrêtez de vous demander si votre casquette est accordé a la couleur de vos pneus et si vous aurez 200 likes sur votre IG ce soir. Appelle les potes et va kiffer. Bmx can't die.
Jérémy Cardon
jeu, 30/03/2017 - 13:47
J'ai lus cet article hier et ça a déclanché pas mal de réaction chez les rideurs de ma région ( Perpignan ) surtout un mercredi aprem où le park fraichement refait devient une aire de jeux pour marmots. Et les avis divergent autant que les réactions que j'ai pus lire suite à cet article . Puis je suis tombé sur la mixtape de nos bons toulousins. Finalement, le lieux a-t-il vraiment son importance? Et-ce que le bmx c'est pas juste d'être réuni entre joyeux lurons, sur un spot quel qu'il soit, équipé de boissons et autres plaisirs et partager cette passion qui nous anime tous? J'ai relevé l'argumentation de la disparition du " free " de freestyle. Mais la liberté n'est-elle pas justement de pouvoir rouler comme on l'entend et où on l'entend? Si je veux passer ma session à poncer du curb, qu'est-ce qui m'en empêche? Pour moi il n'y a pas mauvaise façon de faire du bmx. Je n'en dirais pas autant des mauvaises mentalités. On a eu la médiatisation que l'on voulait. En soit ce n'est ni bon ni mauvais. C'est ce que l'on en fait qui peut être discuté. Mais rien ne m'enlèvera le plaisir de passer du temps sur mon petit vélo, avec mes potos, que ce soit en street, champ de bosse, Park ou sur du simple bitume! Ce n'est pas ça qui nous défini en tant que rideurs mais notre esprit d'ouverture et de partage! En tout cas c'est ma définition du BMX.
Portrait de T NyTrYx
T NyTrYx
sam, 08/04/2017 - 06:54
je ne comprend pas la mentalité de cette article : deja pourquoi ne pas qualifier le bmx comme sport ? au jours ou l'esport est un sport pourquoi le bmx n'en serait pas un ? Deuxièmement le problème des petits dans les park, la solution est de creer des horaires pour les petits tous simplement. Je sais que c'est un peu relou car cela nous empêcherait de rouler n'importe quand mais pour qu'il y ait des rider il faut bien qu'il commence et comme tout le nous ces petits ont le droit de debuter. Il ne faut pas oublier qu'au debut (tout comme nous l'avons été) tout le monde est petit et nul, mais c'est a force de travaille et de persévérance que l'on s'améliore. Pour finir je comprend la volonté de ne pas perde notre contre culture mais meme si les communes ne creer pas forcement des skatepark juste pour notre bon plaisir, je suis heureux d'en voir surgir de plus en plus et cela ne doit pas etre blamé. Au final la médiatisation de notre SPORT était évidente et est naturel mais ce n'est pas parce que certaines personne pratique différemment que nous que nous devons forcement deja l'interdire et ensuite perdre notre facons de pratiquer. Au lieu de vous occuper de comment les gens roules, juste rouler comme vous le voulez.
DECH
lun, 17/04/2017 - 14:48
Nous dans le SUD les skateparks sortent de terre comme jamais !!! je trouve ce discours un peu laid venant de toi SIMON <3 ici c'est CONSTRUCTO qui règne sur le buisness du "béton cool". Perso certains parks sont bof ou vite chiant (LUYNES/Aix la Duranne) mais bon ils répondent à la demande des parents (trotimerde et sakter) Mais chaque parks sont vraiment différents et proposent beaucoup de style d'exploitation et d'utilisations contrairement à ce que tu dis. Car entre TOULOUSE / NIMES / MARIGNANE / FOS / ISTRES et maintenant la réfection du bowl de marseille les parks sont vraiment FAT et très différents selon ce que tu cherches et ton niveau et ils en ont créé des plus petits vraiment top aussi Venelles / Mallemort / Saint martin de Crau / Saint Victoret Par contre les mairies la ou elles sont toutes nulles c'est sur l'entretien des structures, le plus flagrant pour moi c'était quand à AUSTIN le house park était lavé tout les 2 Jours au jet d'eau ... chez nos pour leur faire comprendre que le béton "rincé" de sa poussière naturelle accroche et donc diminue les risque de chutes ....
DECH
lun, 17/04/2017 - 15:15
j'en ai oublié http://www.constructo.fr/projets/projets-realises/

Alors on va directement s'épargner le pourquoi du comment un skatepark c'est super, on y rencontre ses potes, on peut y faire des acrobaties géniales, ça rassemble une scène, on y organise des jams, c'est un vrai lieu de vie, blablabla on connait c'est pas la question. Ca n'en reste pas moins vrai pour autant, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.

Mais attaquons plutôt là où ça fait mal, le vice caché du merdier. Et si l'arrivée de tous ces « skatepark d'attractions » n'étaient qu'un piège ? Est-ce que ça ne serait pas une forme de contrôle supplémentaire sur nos vies et nos actions ? Et surtout, qu'elles en seraient les alternatives et échappatoires ?

On va pas nous la faire, si les municipalités s'intéressent autant aux activités qu'on pratique (désolé je ne peux pas parler de « sport » à propos du bmx, mais promis on s'en expliquera un de ces quatre) ce n’est surement pas par altruisme, ça se saurait hein ! Du coup pourquoi ?  Et bien déjà autant dire qu'avec un skatepark dans le bled' c'est plus facile pour les municipaux d'être légitime en te foutant une prune pour un feeble sur un banc parce qu'après tout « y a un lieu pour pratiquer ça ». Maintenant que c'est comme ça, bon courage pour assumer le « free » de freestyle. La liberté ne concerne pas uniquement le style, elle défend aussi la liberté de s'exprimer sur n'importe quel support et dans n'importe quelle condition. Les skateparks limitent donc la créativité, l'exploration, l'adaptation et cette désobéissance civile que représente le street.

Autre point, l'importance électorale concernant la réalisation de ce genre de chantier. Et oui, maintenant que le bmx est de plus en plus médiatisé à tout va et que même les JO s'en mêlent, autant dire que le grand public se retrouve touché. C'est pour cela que le weekend les skatepark sont plus souvent remplies d'enfants en trottinettes, mini vélos, overboards et de familles en promenade que de vrais passionnés. Remettant en cause l'argument visant à encourager la médiatisation du bmx afin de légitimer les dits skatepark, à quoi bon si les réels pratiquants ne peuvent finalement pas pratiquer ?

Ceci nous entraine donc à penser que les institutions ne cherchent qu'à offrir de simples infrastructures de jeux et promenades visant le grand public, mais aussi à brider notre imagination, en nous imposant une sorte de parcours tracé, encadré, formaté, avec des spots reprenant le mobilier urbains. Sauf qu'un spot ce n'est pas juste un spot, c'est aussi son contexte et son intégration dans son milieu qui fait de lui un « spot ». De la même façon qu'une vague artificielle n'aura jamais la saveur et le charme d'une vague au petit matin à Bidart dans un bon mois. Ramenant ainsi le skatepark à un seul lieu d'entrainement, de practice afin d'aller, une fois les acrobaties acquises, peut être les reproduire dans la ville.

Lieu encadré et réglementé, entrainement, ça ne commence pas à vous chatouiller ? Si on a choisi d'aller faire du bmx plutôt que du foot ou du tennis c'était peut être aussi pour échapper à ce genre de chose, non ? Le bmx étant devenu une activité comme une autre, adieu la contre-culture et tout ce que cette idéologie représente. Plus besoin de créer son propre spot dans une grange ou dans la forêt, puisqu'après tout il y a un skatepark au coin de la rue. Pourquoi voyager pour aller rouler d'autres spots alors qu'on a un gros skatepark avec tout ce qu'il faut pour apprendre toutes les figures qui scorent à mort au FISE? Ok on peut voyager pour venir rouler les nouveaux skateparks voisins ou non, mais finalement est-ce qu'on a vraiment vécu et ressenti la ville/pays où on était ? A l'image d'un footballeur qui n'aura couru que dans un stade, pareil à n'importe quel autre arène de gazon ? Une fois de plus, tout cela nous renferme, nous déconnecte de la réalité et limite l'esprit de réflexion, l'esprit critique ou même l'ouverture sur ce qui nous entoure (ok le park est super, mais la ville est-elle si bien ? Comment vivent les gens ici ? Est-ce qu'il n'y aurait pas des choses à voir ? Se perdre ? Etc.).

Mais si on prend conscience de cette forme de contrôle, alors on a déjà fait la moitié du taf pour avancer et reprendre possession de ce qui finalement nous appartient (« by riders for riders »).

Beaucoup de grosses sociétés injectent de l'argent dans l'industrie mais elles n'achètent que l'image du bmx, alors que le cœur du machin c'est nous qui le faisons tourner, et ça le pognon bah c'est pas le moteur. Toutes les initiatives de constructions, de trail, de bois ou de bétons sont celles qui doivent être mis en avant et reconnues parce qu'uniquement démarrées par passion et par une véritable envie, pas par profit. Les mecs et les filles qui se salissent les mains et se crèvent à la tache vous le diront, ou plutôt ils vous montreront leurs spots et ils parleront pour eux.

De fait, le seul intérêt à ce nouvel engouement politique pour les skateparks municipaux serait justement de relancer notre esprit de contre-culture, de se réapproprier quelque chose qui nous échappe peu à peu, mais qu'on lâchera jamais, parce qu'on a toujours fait comme ça, de se retrouver au sein d'une communauté, d'assumer la marginalité. Parce qu'au final, et c'est encore plus vrai en ces temps obscures, la différence est une richesse.

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