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SUPERSTAR EST DE RETOUR

SUPERSTAR EST DE RETOUR

En sommeil depuis presque deux ans, SUPERSTAR revient pour un nouveau chapître de son histoire. On revient ici sur 15 ans de matos et de riders bien stylés. De la grivoiserie de Tony Péreira aux cascades de Kenneth Tencio en s'arrêtant surtout sur la période en or de Julien Leyreloup, Antony Lille et du New Deal. Un régal de se plonger ainsi dans les archives de l'une des dernières marques de bmx françaises dont le nouveau projet semble prometteur.


webmaster le 15 septembre 2017

ACTE I

Et dire que tout est parti de là, d’un sens de la dérision pour le moins déroutant de la part de Tony Péreira, apôtre du trail français et entrepreneur motivé. Au début des années 2000 (la midschool comme on l’appelle désormais), avec son amie Sandra il tient le Bmx shop three sixty» près de Paris, à une station de RER du fameux PIPE trails. Avec sa marque Toony’s, sorte d’UGP à la française il rayonne sur l’embryon d’industrie du bmx français. A l’époque, l’autre gros shop s’appelle California Style du côté de Limoges, antre du non moins célèbre Pépé. Leur association avec Marc Etienne Dalgé (aka MED), un ancien de  chez Sunn, crée le distributeur BMX Groupement et dans le même temps la marque SUPERSTAR, petit bébé de Tony : 

« L'image que je souhaitais donner était le fait de ne pas se prendre au sérieux...d'où l'utilisation de l'auto dérision dans nos premières pubs...que malheureusement peu de gens ont saisi...ahaha ».

Le nom des premières pièces sorties au 2e semestre 2002 parlent elles aussi d’elles mêmes : Slibar, Calbar, Raymondbar (un homme politique de l’époque). C’est clair que Superstar n’était pas là pour se la raconter. Le premier cadre intitulé « trail religion » est le reflet de la passion de Tony pour le champs de bosse : « Après avoir quitté  Paris, je suis descendu dans le pays basque où on a créé l’Urkatu Trail (...) c'était sympa mais j'ai commencé à me blesser plus souvent...j'ai pris conscience que j'étais trop vieux pour ces conneries et qu'il y avait d'autres choses à voir sur cette planète. J'ai donc changé de vie, dit au revoir à mes sponsors du jour au lendemain et je suis parti bosser dans l'immobilier et aussi me suis mis au surf plus sérieusement... » Fin du premier acte.

ACTE II SCENE I

Superstar connaît ses premiers succès d’estime avec la très joli potence Elect, suivi de près par les couronnes Pimp (de retour dans la nouvelle collection) puis les fameux cadres New Deal et Light my fire ; des succès que Med attribue de droit à Julien Leyreloup, la nouvelle tête de gondole : «  Soyons clairs, il maitrisait à la fois le sport et l’ingénierie. Ses travaux ont donné de bons résultats. » Effectivement, en plus d’être un homme de goût et un rider ultra stylé, le Clermontois avait de belles idées. Entre 2004 et 2010, les deux œuvrent dans une belle énergie créative, Superstar innove à chaque production : « les bases de cadre D-shape (en forme de D, donc), le serrage de selle Strawberry du cadre New Deal, le cadre New Deal dans son ensemble, le passage du câble de frein dans le tube de selle, les Micropegs, même des prototypes jamais sortis, comme le pédalier 2-pièces à demi-axe ». Souvent reprises par d’autres marques, ces idées ont placées Superstar comme une des marques les plus innovantes du marché.
 

«  Soyons clairs, Julien maitrisait à la fois le sport et l’ingénierie. Ses travaux ont donné de bons résultats. » Med.

Avec un style de rider bien identifié, la marque développe son influence dans le monde entier. Malgré un déficit d’identité territoriale lié au fait que la marque est basée chez Med en Andorre, la plupart des riders reconnaissent en Superstar une certaine French Touch comme ici dans la série « not for sale ». Classe, stylé et technique, Superstar vit ses plus belles années. On se rappelle bien évidemment des vidéos d’Antony Lille, un des riders les plus créatifs et engagés de sa génération, Anto a grandement participé à la popularisation de la marque, notamment en Angleterre. Avec l’éclosion d’un gars comme Tom Blyth au sein du fameux crew de Sheffield (revoyez la Voices une des vidéos indés qui a eu le plus d’influence dans le street…bien avant Deadline), le team a multiplié les visites outre manche

ACTE II SCENE II

Un peu plus tard c’est du côté de la Russie que Superstar se développe. Julien Leyreloup a quitté la marque pour monter les cycles Victoires artisanaux et ultra classieux;  Pierre Blondel prend la suite au niveau du team. Anto Lille parti chez BSD, c’est Maxime Bonfil qui reprend le rôle de fer de lance avec Jared Chilko toujours en place, Arnaud Malthieu et Pampa prolongent la belle décennie de streeters pegless qui a fait la marque de fabrique de Superstar. Avec Vincent Perraud comme photographe, la marque à l’étoile a produit parmi les plus belles photos de l’époque. Rappelez vous cette couverture magique de Soul avec Maxime Bonfil dans le bowl d’Algorta. Pierre se souvient :

 

" Le team était cohérent, créatif, stylé et surtout on était tous potes ; c'était la base pour moi, il fallait que les trips soient un régal."

ACTE III SCENE I

Après deux ans à mouiller le bandana, Pierre quitte le navire. Fin de l’acte 2. Arthur Dietrich rejoint Med pour le conseiller sur le team. Nous sommes en 2013 et Superstar produit toutes les pièces possibles sur un bmx. Les cadres répondent au nom de Marton, Watson mais le succès s’estompe clairement avec l’industrie du bmx qui fait sa révolution. Dans un monde globalisé, les temps sont effectivement durs pour les marques de tailles moyennes. Malgré tout, Superstar accueille en son sein de nouveaux riders, orientés park, venus d’un peu partout. L’anglais Luke Padgett vient gagner Pessac. Le norvégien Old Seljsjord déboule en fanfare au FISE. Kostya Andreev est l’espoir n°1 de Russie. Mais c’est bel et bien le Costaricien Kenneth Tencio qui fait le plus parler de lui. Son style complètement foufou, ses flips (back…et front) sur des sets de marches effraient la planète entière. Malgré tout, la marque semble câler, comme en manque d’essence. Med se décide finalement à vendre la marque à un nouvel investisseur, toujours français. Nouvelle scène de l’acte III.

ACTE III SCENE II

Après une grosse année de latence, SUPERSTAR revient donc aujourd’hui avec un programme humble et ambitieux (les deux ne sont pas indissociables). Repartant de la base, avec la ligne VEGA de pièces bien faites (pédalier, guidon, fourche, pegs et des couronnes made in europe) SPRSTR accueille deux jeunes têtes très prometteuses. Inaki Mazza n’a que 16 ans et déjà il nous fait pensé à un jeune Kevin Peraza. A l’aise sur tous les terrains, ultra souriant, drôle et ouvert d’esprit l’argentin n’arrête pas de voyager grâce à Vans et Redbull qui l’ont déjà mis sous son âile, un signe qui ne trompe pas. Il est le futur. Alex Nikulin lui est bel et bien le présent. Un peu plus vieux et très suivi sur Instagram, le Russe pose probablement les front flips les plus tarés du game. Petite faille temporelle, Alex avait déjà été sponsorisé par Superstar à ses débuts via le distributeur Hellride. Revenu avec un tout autre statut il devrait bientôt accueillir d’autres riders (français ou étrangers) dans le team. La porte étant ouverte à d’autres riders à la dimension internationale qui colleraient à l’image assumée d’un goût certain pour le riding aérien, rapide et radical. Ou quand les tricks et le style décident de se mélanger. Prometteur.

Affaire à suivre sur @superstarbmx

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