L’INDIEN BOUTIQUE
Une longue histoire dictaphonée par ben et auprès d’Emmanuel, fils de l’Indien !
Tout a commencé en 1969 aux puces de Clignancourt à Paris, mon père est le premier à importer tous les badges, posters, layettes de l’époque Hippie qui bat son plein à cette époque. Pourquoi ce nom l’indien boutique ? Parce qu’il s’habillait en chef indien et qu’il restait stoïque, les bras croisés, sur son petit stand avec un pot de chambre pour servir de caisse, et il ne bougeait plus. Du coup ça attirait l’œil des passants qui voyant ce taré s’approchaient des vendeurs qui s’occupaient alors d’eux. Ça a bien marché, et avec ma mère ils ont pu prendre une boutique toujours dans les puces et ils y sont restés 30 ans à surfer sur les mouvements musicaux d’où partait souvent les modes.
C’est ainsi que L’indien a été le premier à vendre des tshirts de groupes de rock, à une époque où les Puces étaient le lieu où on pouvait trouver la culture alternative. Il y avait une grande diversité, entre jeanerie, brocante et choses plus décalées. Les grands groupes de l’époque venaient même se fournir chez nous où ils pouvaient aussi commander auprès de mon père des fringues fabriquées spécialement pour eux (pantalons patte d’ef, veste cintré, chemise…). Est venu ensuite le punk avec les sex pistols, les Ramones, et l’indien était l’endroit où on pouvait trouver des clous vendus au poids, des badges pour customiser leurs fringues etc. Ensuite, il y a eu le Hardrock avec Iron Maiden, Venom ; et du coup ça a commencé à se mélanger dans la boutique, non sans causer un peu de problème avec des tensions avec les Hells Angels par exemple. Et puis au fur et à mesure les Puces sont devenus qu’un vaste réseau de magasin de chaussures, de Air max, pour les fans de hiphop, au détriment des boutiques alternatives qui ont commencé à disparaître. Du coup les Puces n’avaient plus d’intérêt pour notre clientèle qui s’est déplacé vers les Halles notamment.
A ce moment là, il y a une douzaine d’année, nous étions limite en faillite. On a vendu la boutique pour monter un nouveau shop au 36 rue Keller qui a toujours été une rue dynamique avec des vendeurs de disques technos par exemple. On a acheté le bail pour 70 000 francs, on a fait les travaux nous mêmes, et ça a été magique, en l’espace de quelques mois, notre clientèle rock est revenue. Je pense que le fait qu’on soit les premiers à avoir fait de la pub dans les magazines pour faire de la vente par correspondance a joué. Car quand on a été dans le trou on s’est posé la question de la cause de cet échec, et on a remarqué que c’était à partir du moment où on avait arrêté de communiquer, de parler de nos produits, par lassitude et parce que ça tournait, qu’on avait commencé à décliner. Alors quand on est arrivé à la rue keller on a eu la gnack et l’envie de retrouver ce qui avait fait notre force et faire parler de nous. J’ai donc appris Photoshop à l’époque où seuls les agence de pub s’en servait, et on a refait des pubs dans les magazines comme Rocksound. Et ça a marché, on a fait nos propres collections à l’époque Teuffer, à un tel point qu’on a du ouvrir un autre espace, au 30 rue Keller, où on a commencé ensuite à faire des marques.
A ce moment là, il y a une douzaine d’année, nous étions limite en faillite. On a vendu la boutique pour monter un nouveau shop au 36 rue Keller qui a toujours été une rue dynamique avec des vendeurs de disques technos par exemple. On a acheté le bail pour 70 000 francs, on a fait les travaux nous mêmes, et ça a été magique, en l’espace de quelques mois, notre clientèle rock est revenue. Je pense que le fait qu’on soit les premiers à avoir fait de la pub dans les magazines pour faire de la vente par correspondance a joué. Car quand on a été dans le trou on s’est posé la question de la cause de cet échec, et on a remarqué que c’était à partir du moment où on avait arrêté de communiquer, de parler de nos produits, par lassitude et parce que ça tournait, qu’on avait commencé à décliner. Alors quand on est arrivé à la rue keller on a eu la gnack et l’envie de retrouver ce qui avait fait notre force et faire parler de nous. J’ai donc appris Photoshop à l’époque où seuls les agence de pub s’en servait, et on a refait des pubs dans les magazines comme Rocksound. Et ça a marché, on a fait nos propres collections à l’époque Teuffer, à un tel point qu’on a du ouvrir un autre espace, au 30 rue Keller, où on a commencé ensuite à faire des marques.
On est bien tombé aussi en étant un gros revendeur Vans à l’époque de la mode des « Slip on ». Avec le renouveau du rock et l’arrivée de la vpc sur notre site internet, ça a carburé. On s’est tourné ensuite vers le streetwear, les skate shoes et les marques dans ce genre de sport de glisse urbaine jusqu’à proposer des marques à succès comme Fox, Adidas, Nike 6.0 et Monster qui cartonnent vraiment et qu’on retrouve depuis août notamment dans notre dernière boutique du 25 rue keller. Mais on ne fait pas que des marques connues, on lance aussi des marques sur lesquelles on prend des risques, mais c’est ça qui fait la spécificité du shop, on trouve de tout et pour tous les goûts. Mais ça c’est lié à notre façon de travailler, on suit beaucoup notre instinct, on décide vite. Et c’est la raison pour laquelle on a voulu essayer de se faire connaître dans le bmx car nous avons des marques qui peuvent intéresser les riders. On les attend donc nombreux à venir jeter un œil sur notre site où ils trouveront tout type de chose.
































































